5 mai 2019

Appliquer la loi avant de dire qu’elle ne fonctionne pas!

Telle est la position de l’Association Dites Non à la Drogue – Genève.

La prévention est le premier des quatre piliers clairement énoncés dans la Loi sur les Stupéfiants (LStup).

C’est précisément sur la prévention que l’association Dites Non à la Drogue – Genève travaille depuis une vingtaine d’années. Pour renforcer son action, elle lance le 8 mai 2019 une campagne d’affichage et de distribution de brochures qui durera un mois et utilisera les TPG comme support. A l’intérieur des véhicules: des spots et des présentoirs remplis de brochures. A l’extérieur: des affiches. Avec, pour ceux qui se sentent interpellés, toutes les informations de contact et d’accès au site internet de l’association.

Cette campagne s’adresse aux jeunes, aux moins jeunes, aux parents, aux enseignants, aux éducateurs et à tous ceux qui se sentent concernés par les drogues. Les brochures et vidéos, bien documentées, informent objectivement et simplement sur les risques encourus par les consommateurs de drogues. Elles expliquent ce que sont les drogues, leurs effets, et comment certains finissent pris au piège sans plus pouvoir s’en sortir. D’anciens toxicomanes livrent des témoignages poignants et instructifs. A chacun d’en tirer ses propres conclusions.

Depuis le début de l’année, les bénévoles de l’association ont déjà distribué plus de 47’000 brochures à Genève et ses environs. 50’000 brochures supplémentaires seront distribuées durant la campagne d’affichage, en plus de celles de la campagne elle-même.

La Loi sur les Stupéfiants (LStup), révisée plusieurs fois, indique:
Article 1a, Modèle des quatre piliers:
1. La Confédération et les cantons prévoient des mesures dans les quatre domaines suivants (…):
a) prévention;
b) thérapie et réinsertion;
c) réduction des risques et aide à la survie;
d) contrôle et répression.

Logiquement, plus la prévention est efficace, moins les autres points nécessiteront de ressources. Beaucoup d’efforts ont été faits pour les points b), c) et d), aux coûts élevés et aux résultats décevants. Quant à l’article 1a, point a), osons le dire, il donne l’obligation légale de faire de la prévention! Cette obligation est-elle vraiment suffisamment respectée? Cessons de dire que la loi ne fonctionne pas. Appliquons-la! L’association Dites Non à la Drogue – Genève encourage tout le monde à renforcer et à soutenir la prévention.

Pour tout renseignement, contactez le secrétaire patrice.b@adnad.org ou 076 367 11 36.